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Atelier « parentalité »
Intervenante : Françoise Mevel
Thérapeute de famille, propose
d'aborder la question de la parentalité à l'heure du numérique,
depuis son point de vue dayant une expérience liée à l'éducation
à l'image (notamment avec Serge Tisseron).
Méthode choisie pour l'atelier :
question-réponse et de réactions des participants.
L'atelier propose d'aborder les
questions de la parentalité à l'heure du numérique de la façon
suivante :
D'abord on va s'interroger sur ce que
représente Internet (et par extension les outils multimédias) pour
la famille.
Ensuite, Comment la famille se
positionne-t-elle par rapport à ces outils?
Ces questionnements seront aussi
l'occasion de proposer des conseils, de parler de situations
concrètes de dialogue avec les parents ou de situations
problématiques.
Tout d'abord, FM précise lorsqu'un
drame éclate au sein d'une famille (qu'il soit en lien ou non avec
l'usage d'internet) il met en scène quelque chose de la vie de
famille.
A propos
de l’addiction, le comptage des heures d'usage n'est pas
prépondérant. On dit qu'il y a addiction:
-
à
partir du moment où on se coupe de tous liens à l’autre, du
champ social, qu’on ne fait rien d’autre
-
quand
la réalité virtuelle l’emporte sur la réalité (double
psychique)
A propos
de l'ordinateur et d'internet, FM conseille de ne pas diaboliser
l’objet : on peut le domestiquer, le mettre en scène ;
En tant
que parent, face à la présence de cet objet multimédia dans le
foyer, on peut avoir 3 attitudes :
La
préférence de FM va à la dernière attitude.
Postulat
de départ :
«
vivre est un danger » ;
« vivre
est une maladie sexuellement transmissible » Anzieux
Les
points à travailler avec les objets multimédias :
L’écoute ;
Proposer
des jeux et en négocier d’autres ;
Partager
ensemble : un temps ou on partage l’activité ; un temps
d’activité solitaire…
Le
partage favorise le rapprochement des sexes et des générations :
Créer
une aire de créativité et de jeux
Son
travail repose sur l’analyse de la constellation familiale ;
l’ordinateur est un objet collectif familial qui va devenir un
objet individuel :
Où met
on l’objet ? Le lieu n'est pas neutre. Le lieu collectif sera
privilégier, puis en fonction de l’âge, (à l’adolescence ) il
va s’individualiser.
Dans la
chambre des parents ?
Pas
avant 10 ans dans la chambre de l’enfant
Même si
les enfants en savent plus que les parents à leur âge, l’âge
psychique des enfant ne bouge pas ou peu.
Réguler
l'usage :
l'exemple
du frigo est cité par FM : quand il y a 3 kg de fruits dans le frigo
on arrive à gerer
Avec
l’ordinateur, c'est la même chose.
L’ordinateur
ne doit pas devenir la nounou cathodique ;
l’éducation
c’est « être avec » et « parler sur »…c’est
« l’écoute » et « l’accompagnement de
l'affect » ( c’est à dire : mettre des mots sur des
émotions )
L’enfant
qui joue crée (cf. Winnicott) « une aire transitionnelle » :
on fait « comme si… » ; « c’est vrai et
c’est pas vrai » ; c’est « à peu près vrai »…
Les
mondes persistants ; les jeux vidéo où on élève des
animaux : que se passe t il quand on éteint ?
On est
face à une projection identificatoire ; c’est une relation à
l’image
Cela
pose la question de la séparation qui peut être plus ou moins
douloureuse.
Les
risques : s’enfermer dans le virtuel ; les mauvaises
rencontres, porno et violence…
La
civilisation est violente, (voir les journaux télévisés et les
informations) ; nous sommes violents, les enfants sont
violents ; « le travail de la culture, c’est maîtriser
les pulsions »
la
question de l’imaginaire :
«
l’image nous fait faire l’économie du manque » dit
Tisseron.
Le mot
« chat » (sans image) provoque l’image mentale du chat;
L’
image du chat, lorsqu'elle nous est présentée, fait faire
l’économie de l’image mentale du chat.
« les
enfants, ce qu’ils demandent, c’est de mettre l’œil dans le
trou de la serrure de la porte de la chambre des parents ; donc
il faut fermer la porte pour que les enfants fantasment »
Proposition
de démarche :
« Comme
on baigne dans les images : les travailler sans en montrer »
intimité
/ extimité : rapport
au corps / rapport à l’image (Tisseron)
intimité :
pour que l'intimité existe, il faut que l’autre existe
extimité :
voyeurisme et exhibition …
Les
comportements d'exhibition ne sont pas « spotannés »,
ils n'arrivent pas de nulle part, d'un coup. Tout le monde n'expose
pas son intimité (ou ne filme pas « ses ébats ») pour
les mettre sur internet.
En
conclusion, Françoise Mével propose de poursuivre l’échange avec
des animateurs de terrain en vue de construire une formation
universitaire en direction de enseignants ; une possibilité de
réponse est envisagée dans le cadre d’un atelier EMA.
Merci à bernard Debars pour ses notes.
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